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mardi 14 août 2012

La Marche Générale des Opérations

Elle comprend : la reconnaissance, les sauvetages, les établissements, l'attaque et la protection, le déblai, la surveillance.           En arrivant sur le lieu de l'incendie, celui qui commande examine rapidement la situation, demande les moyens qui lui semblent nécessaires, ordonne tout de suite et simultanément les premiers sauvetages et la première attaque. Il reconnait : les tenants et les aboutissants, recueille les renseignements et les avis, et au fur et à mesure de sa reconnaissance, arrête ses dispositions. Barrer le gaz est une de ses premières dispositions.           L'extinction régulière d'un incendie est caractérisé par trois opérations :  
circonscrire le feu, s'en rendre maître, achever l'extinction.           Le feu est circonscrit : lorsque les lances sont établies aux points d'attaque choisis et en nombre suffisant pour empêcher le feu de se propager.           On est maître du feu : lorsque le foyer diminue d'intensité et que l'on est certain qu'il ne peut plus prendre d'extension dans les limites où il a été circonscrit. C'est à cette phase que les moyens hydrauliques maximum sont en manœuvre.           Le feu est considéré comme éteint :  lorsque les foyers principaux sont éteints et que seuls quelques débris  brûlent et charbonnent. L'extinction est achevée en déblayant jusqu'à ce qu'il n'ait plus de matières en en combustion.           Éventuellement,une surveillance et des rondes sont exercées jusqu'à ce qu'on ait acquis la certitude qu'aucune reprise de feu n'est possible.           Au cours des différentes phases, des opérations de ventilation et de protection doivent être prescrites pour limiter les dégâts. Dans certains cas elles sont menées d'emblée, avec les opérations d'attaque. La Reconnaissance Objet d'une reconnaissance           La reconnaissance consiste à explorer les endroits exposés à l'incendie et aux fumées, de manière  faire tout de suite les sauvetages, à discerner les matières qui brûlent et à déterminer les points d'attaque et les cheminements à suivre pour y parvenir.           La direction de la reconnaissance appartient au commandant de détachement qui peut charger des gradés de reconnaissances partielles et simultanées. Conduite d'une reconnaissance            Une reconnaissance doit s'approcher le plus possible du foyer pour juger de son emplacement, de son étendue, de sa nature et des risques d'extension dans les plans verticaux et horizontaux.           Celui qui fait une reconnaissance doit pénétrer, à moins d'impossibilité, par les communications existantes et notamment par les escaliers ; il force les portes à l'aide de la pince, de l'outil vannetais, de la hache, de la masse.... Il les enfonce si c'est nécessaire. Quand les escaliers sont impraticables ou quand ils menacent ruine, il atteint les fenêtres à l'aide d'échelles. Il cherche, en faisant le tour du feu, à se donner une idée de la disposition des abords, des communications, des murs et des toits.           Il marque, en principe sur les portes, les locaux qu'il a visités, en inscrivant "VU" et son nom (Craie ou autres moyens).           Il fait évacuer les locaux menacés.           Il porte son attention sur les maisons qui sont au pourtour du foyer et y pénètre, s'il le juge utile, pour reconnaître ce qu'elles renferment.           Quand la reconnaissance est terminée, les portes et les fenêtres des locaux sont en principe, maintenues fermées. Détermination des points d'attaque.           On appelle point d'attaque l'emplacement du porte-lance.           Pour déterminer les points d'attaque, on recherche les endroits vers lesquels la propagation du feu peut se faire le facilement ou à partir desquels l'action des lances sur le foyer principal sera le plus efficace.           La conservation des communications ordinaires, et en particulier des escaliers doit être assurée dans toute la mesure du possible, étant donné la facilité qui en résulte pour toutes les opérations.           Les pièces de la construction qui en soutiennent d'autres ont besoin d'être préservées, afin d'éviter des écroulements. Pour protéger les locaux voisins du feu, des sapeurs, disposant des moyens appropriés (seaux-pompes, lances, etc) sont, dans certains cas, placés en surveillance. Cette précaution est surtout nécessaire dans les combles.           Au cours de l'extinction, des reconnaissances aussi fréquentes que possible sont effectuées, notamment pour surveiller les dégâts que peuvent occasionner les écoulements d'eau. Les Sauvetages            Dès son arrivée sur les lieux du sinistre, le chef de détachement s'enquiert des personnes en danger. Il explore, ou fait explorer les endroits qui lui ont été indiqués, puis les autres locaux qui ont pu être envahis par les flammes ou par la fumée, surtout aux étages supérieurs. L'emploi du haut parleur portatif est de nature à rassurer les personnes en danger ou croyant l'être.            L'arrivée de l'eau et la ventilation facilite les sauvetages,dans bien des cas : les flammes sont abattues, la chaleur diminue, le risque d'asphyxie est moins grand et les personnes exposées reprennent confiance : les escaliers peuvent devenir praticables et constituent la voie la plus sûre pour sauver ou mettre en sécurité les personnes.           Les sauvetages et les mises en sécurité sont exécutées conformément aux principes définis au Titre III de la présente partie. Les Établissements           Les établissements sont réalisés conformément aux règles fixées par les textes en vigueur.           Les bouches d'incendie sont utilisées en tenant compte de leur débit, de leur pression, du diamètre de la conduite qui les alimente et de leur emplacement par rapport au feu.           Autour d'un foyer étendu, la zone d'action est divisée en secteurs d'attaque. Un officier peut être désigné pour coordonner les opérations de plusieurs secteurs.           Chaque chef de secteur étudie, d'une manière complète le secteur qui lui est confié, il dirige ses personnels et leur indique la nature des établissements et les emplacements des porte-lance. Ces emplacements sont choisis dès le début, de façon à pouvoir abattre les flammes le plus vite possible et permettre aux jets des lances d'arriver compacts sur le feu. L’attaque Dispositions Générales           L'attaque est la phase de la manœuvre destinée à abattre les flammes pour enrayer la propagation du feu et aboutir à l'extinction.           Tous les efforts doivent tendre à le circonscrire avec un nombre suffisant de lances, pour éviter qu'il ne puisse se propager.           Les points d'attaque sont désignés au plus près, de telle sorte que l'eau soit projetée de plein fouet ou diffusée avec efficacité sur les matières qui brûlent. Modes d'attaque           Si le foyer n'a pas une grande étendue et si le feu ne peut pas prendre rapide extension, on l'attaque à l'aide d'une ou plusieurs lances munies ou non d'un diffuseur : on le maîtrise sans avoir besoin de le circonscrire.           Si, au contraire, l'incendie a pris tout de suite une violence telle que tous les foyers ne puissent être attaqués simultanément, il faut porter ses efforts sur les points les plus menacés. Au besoin, des ouvertures sont pratiquées dans les cloisons pour faciliter l'attaque.           L'utilisation du jet diffusé offre souvent des avantages. Toutefois, il y a lieu de se souvenir que le débit des lances doit être en rapport avec l'intensité du foyer. En effet, si le débit du diffuseur est insuffisant par rapport a la violence du feu, il se produit une vaporisation instantanée et des retours de flammes et de vapeurs brûlantes, souvent dangereux pour le porte-lance. La Protection           La protection est destinée à limiter le plus possible les dégâts occasionnées par l'eau, le feu, la chaleur ou la fumée.           Pour être efficace, elle doit être réalisée, le plus rapidement possible sans attendre l'arrivée des engins spécialisés, les matériels de protection, des engins de première intervention (fourgons en particulier) doivent être employés sans tarder. Ses diverses phases et celle de l'extinction se déroulent simultanément.           Les opérations de protection comprennent : la reconnaissance et la manœuvre proprement dite ; celle-ci varie avec l'importance des locaux et objets menacés et nécessite généralement : - le bâchage ; - l'évacuation de l'eau ; - l'assèchement ; - le déménagement ; - l'aération ; - l'étaiement léger. Une attention particulière doit être portée aux pollutions indirectes causées involontairement par les personnels. - mauvaise évacuation des gaz toxiques ; - rejet en égouts, en cours d'eau, ou dans un sol des eaux chargées de polluants, produits toxiques,   ou résidus de l'intervention. La reconnaissance           Le chef d'agrès de la protection est placé sous les ordres du Directeur des Secours, mais quand il n'est pas engagé, il doit de sa propre initiative prendre les mesures, dont l'urgence s'impose.           Dès le début des opérations, il porte son attention sur les locaux sinistrés, sur ceux situés, directement en-dessous du feu et ceux voisins du feu, ainsi que sur la nature et la disposition des objets menacés. La manœuvre           La manœuvre se fait conformément aux prescriptions du BSP 256           Le déménagement est exceptionnel et ne peut être exécuté que sur ordre du directeur des secours ; la plupart du temps, on a intérêt à protéger les objets ou marchandises sur place.           Un déménagement peut être dangereux et a souvent pour résultat de causer des dégâts qui auraient être évité ou d'aggraver des dommages qui auraient été peu importants.           On ne devra donc, procéder à un déménagement que dans des cas tout à fait particuliers, encore faudra-t-il qu'il ne gène en quoi que se soit les sauvetages et les établissements.           Si le déménagement ne peut être évité, le directeur des secours désignera un emplacement pour y déposer les objets. Ce dépôt sera gardé par des agents de police. Le Déblai           Au cours de l'attaque, le déblai a pour but de faciliter l'extinction ; une fois le feu éteint, il a pour objet de déplacer les décombres qui pourraient encore : cacher des foyers et d'écarter ainsi tout risque de reprise de feu.           Dans les cas, où il y a un amas considérable de décombres à déplacer, les intéressés font appel à une entreprise civile ; en cas de refus, on fera intervenir le commissaire de police. Lorsque le Laboratoire Central de la Préfecture de Police a été demandé, le déblai est retardé jusqu'à l'arrivée de la personne qualifiée ; l'extinction est réalisée sans déblai ou par un déblai sommaire.           Le personnel employé au déblai dégage les parties embrasées pour qu'on puisse les éteindre, écarte tout ce qui pourrait devenir un aliment pour le feu, entraîne dans le foyer les parties qui menacent de s'écrouler. Il emploie, à cet effet, pelles, pioches, fourches, gaffes, etc.           Au cours du déblai, il y a lieu de porter une attention particulière au dégagement du pied des murs, sur les trous dans les planchers, sur les points en contact avec des boiseries et sur ceux que le poids des débris pourrait faire écrouler. L'écoulement de l'eau qui séjourne sur les planchers est assuré en y pratiquant, au besoin, une ouverture, en un point judicieusement choisi. La Surveillance           Le service de surveillance sur les lieux d'un sinistre, a pour objet d'empêcher une reprise du feu après le départ des secours.           L'effectif de ce service varie suivant l'importance du sinistre, l'étendue des locaux à surveiller et le nombre des lances encore utiles. Il est aussi réduit que possible. Après un sinistre important où les risques de reprise de feu sont sérieux, une réserve de matériel prêt à être utilisé, doit laissée à la disposition du chef responsable.           Les relèves du service de surveillance sont effectuées conformément à l'annexe VII du présent règlement. Si le service ne peut être assuré par le centre de secours, le chef de garde en réfère au commandant du groupement (BCOT).           Pendant la durée de la surveillance, une ou plusieurs rondes sont effectuées par un officier ou un sous-officier à intervalles réguliers. Chaque ronde fait l'objet d'un compte rendu par message.           Le service de surveillance est retiré à l'issue d'une ronde ayant conclu à l'extinction totale du sinistre. LA RENTRE AU C.S DU DERNIER DÉTACHEMENT CONSTITUE (DERNIER ENGIN OU DERNIÈRE ÉQUIPE DE DÉBLAI OU DE SURVEILLANCE) MARQUE ALORS L'HEURE DE FIN D'INTERVENTION.           Cependant, chaque fois que le chef de garde (ou le directeur des secours) le juge nécessaire, notamment à l'issue des grands feux, d'opérations délicates ou en présence de lieux complexes et imbriqués, il programmera un service de rondes destiné à prolonger de façon intermittente le service de surveillance précédemment retiré. LA RENTRÉE AU C.S, DE LA DERNIÈRE RONDE CONSTITUE ALORS L'HEURE DE FIN D’OPÉRATION. CETTE HEURE SERA TOUJOURS POSTÉRIEURE A CELLE DE L'INTERVENTION. *Remarque* 1 - La distinction faite plus haut entre l'heure de fin d'intervention et l'heure de fin d'opération a pour origine : E1.1 - La nécessité de clore l'intervention avec la fin des "opérations actives" afin de ne pas gonfler abusivement la durée par des actions "passives" menées elles jusqu'au terme de l'opération proprement dite (rondes). 1.2 - La nécessité sur le plan juridique, de préciser que si l'intervention active est bien finie (rapport de sortie de secours), L’OPÉRATION n'est pas arrivée à son terme pour autant. 2 - L'expression OPÉRATION TERMINÉE ne peut donc être utilisée que pour indiquer qu'une opération, soit l'ensemble des phases actives et passives, est définitivement conduite à son terme. 3 - Par ailleurs, la fin d'une phase de la "marche générale des opérations" ou présentant un caractère       technique particulier, peut être soulignée en cours d'intervention par un message de renseignements se       se présentant exclusivement sous la forme : OPÉRATION DE RELEVAGE  terminés...       OPÉRATION DES INCARCÉRATION  terminés...  SAUVETAGES  terminés   ....RECONNAISSANCES...terminées...". 4 - Enfin, étant un élément à part entière de la marche générale des opérations, le DÉBLAI et la surveillance constituent des tâches ingrates qui doivent être effectuées avec le plus grand soin.

jeudi 2 août 2012

Hydrogène Sulfuré ou Acide Sulfhydrique (Plomb)

                                                       Dangers d'explosion  :  OUI
                                                       Dangers d'asphyxie   :   OUI 
                                                       Propagateur du Feu  :   OUI


I - Provenance et usages.

Produit de la décomposition des matières contenant du soufre et de la houille.

 Présent dans les gaz des fosses d'aisance.

  Employé dans l'industrie comme réducteur (fabrication de l'aniline). En médecine, s'administre sous forme d'eaux minérales, qui en contiennent de faibles quantités.

Propriétés.

Combinaison du soufre et de l'hydrogène (eaux minérales et régions volcaniques).

Gaz incolore, plus lourd que l'air, odeur d'œufs pourris, saveur désagréable, légèrement acide, soluble dans l'eau, brûle avec une flamme bleue en dégageant de l'acide sulfureux et de la vapeur d'eau.

Forme avec l'air des mélanges explosifs et inflammables à la chaleur.

Réaction avec le chlore : à froid, il le décompose, mettant le soufre en liberté.

Précautions à prendre.

a) - Organisme :

       Poison très violent ; respiré à faibles doses, produit des vertiges et paralyse la respiration cellulaire ; pénètre par la peau.

       Même traitement que pour le sulfhydrate d'ammoniaque.

       Employer l'appareil respiratoire isolant et la lampe de sûreté.

       Désinfecter avec du chlorure de chaux, du sulfate de fer ou de l'eau de Javel. Ventiler très énergiquement.

vendredi 27 juillet 2012

Dégagement de Cheval ayant le pied engagé dans une bouche d'égout.

L'animal est dans une position très périlleuse, le moindre faux mouvement risquant de lui faire casser la jambe.
Il faut d'abord déceler, le conducteur étant chargé de maintenir sur le sol la tête, sous laquelle on place une couverture, au besoin, des sapeurs pèsent sur les épaules, les pieds non engagés sont entravés au moyen de bracelets et de cordage solidement tendu, de manière à s'opposer à leur mouvement dangereux. On essaie ensuite de dégager le pied, soit en le tirant au moyen de cordage, soit simplement à la main. Le plus souvent, il est nécessaire de desceller la pierre et de la soulever au moyen de la pince, voire du cric, pour donner un passage suffisant au sabot. Dès que le pied est dégagé, on retourne l'animal sur le dos, ou bien on le traine, de manière à l'éloigner immédiatement du trottoir.

Lorsque l'animal à la jambe fracturée, le sauvetage s'opère d'après les mêmes principes.

dimanche 22 juillet 2012

Chauffage


Les installations de chauffage et d'éclairage des bâtiments sont à l'origine de très nombreux accidents dûs, dans des proportions variables, à des installations imparfaites, à un défaut d'entretien  et à l'imprévoyance ou la négligence des usagers.
 Les fuites de gaz, en particulier, peuvent occasionner, non seulement des asphyxies mortelles, mais des explosions très dangereuses.

Dans le cas où l'on perçoit une odeur de gaz, si faible soit-elle, il faut immédiatement supprimer toutes les sources d'éclairage à flammes et  éteindre les foyers. On ne doit même pas actionner les sonnettes électriques ; celles-ci comportent un trembleur, dont l'étincelle peut provoquer une explosion. La sonnerie du téléphone, elle-même, peut provoquer une explosion. En conséquence, décrocher les appareils.

vendredi 20 juillet 2012

Les Engins à Grande Puissance.

Généralités - Principes d'emploi


1 - Engins à Grande Puissance

Les engins à grande puissance constituent le matériel lourd, indispensable d'une manière générale :

a) Pour combattre les feux de grande étendue et d'une chaleur rayonnante intense : entrepôts importants, usines, grands magasins, etc., dont l'extinction exige des jets puissants pour désorganiser les foyers, portant loin et susceptibles de fournir les masses d'eau nécessaires à un refroidissement rapide.

Les engins à grande puissance établissent, dans ce but, des lances de 65/25 ou 100/30 et peuvent alimenter des lances "Monitor".

b) Pour remédier au manque de points d'eau ou à la défaillance des réseaux d'adduction d'eau en pression et, dans ce but, alimenter d'autres engins d'incendie, tels que fourgons divers ou motopompes établis en relais.

c) Pour établir des lances ou canons à mousse ou des générateurs de mousse à moyen ou haut foisonnement de grande capacité de débit.

 2. Alimentation.

Les engins à grande puissance peuvent être alimentées :

- en aspiration dans les cours d'eau, les canaux, les bassins, les étangs , les réservoirs, etc ;

- en refoulement sur des bouches de150 ou des bouches ou poteaux d'incendie de 100 (sous certaines réserves qui seront formulées plus loin) ;
- relais sur un bateau-pompe, un autre engin à grande puissance ou, dans certains cas, d'autres engins pompes de capacité hydraulique suffisante.

3 - Possibilités.

Les possibilités des engins à grande puissance sont subordonnées à la longueur des établissements, à leur destination et au débit des orifices employés, lui-même fonction de la pression aux lances ou des besoins des engins alimentés en relais, la différence de niveau entre le point d'attaque et le point d'alimentation intervient dans le calcul.

4 - Lances de 25 ou de 30 mm et Lance Monitor.

Les lances à orifices de 25 ou 30 mm sont utilisées dans les grands feux couvrant une large superficie, pour agir directement sur le foyer, abaissée la chaleur rayonnante ou couper le feu.

La lance Monitor est utilisée dans des circonstances analogues, quand une grande portée et un jet très puissant sont nécessaires, notamment pour provoquer la chute de murs ou de cloisonnements en maçonnerie légère gênant l'attaque directe des foyers importants.

La lance Monitor amovible est préférable à la lance Monitor fixe, peu maniable. On utilise plus couramment des lances remorquables.

L'expérience a prouvé que, seul dans des cas tout à fait exceptionnels de feux particulièrement importants, deux lances de 25 ou 30 mm ont, en général, un meilleur rendement qu'une seule lance Monitor.

Bien qu'il ait intérêt à ce que les lances soient approchées le plus possible du foyer, le chef de détachement doit toujours disposer son personnel et son matériel à l'abri de la chute éventuelle des matériaux et leur assurer un chemin de retraite praticable

Les lances des engins à grande puissance sont établies, en principe de plain-pied. Toutefois, elles peuvent être placées en étage ou sur terrasse pour dominer le feu.

5 - Remarques préliminaires.

On trouve donc, dans les corps de sapeurs-pompiers, des types variés d'engins à grande puissance. On en distingue cependant deux grandes catégories :

- les fourgons grande puissance dévidoirs : engins avec pompe tractant une L.M.R
- les fourgons-dévidoirs à grande puissance : véhicule dévidoirs, tractant une motopompe ou véhicule avec pompe, tractant une L.M.R.

- Fourgon Pompe Tonne Grande Puissance.

 Deux engins, de même type ou de type différents, groupés, constituent un Ensemble à Grande Puissance
(E.G.P).









mercredi 18 juillet 2012

Chaine de Secours - Alerte.


Premier maillon de la chaîne de Secours, le sauveteur doit, après avoir évalué la situation, détecter une détresse vitale et protéger la victime donner l'alerte pour déclencher la venue rapide d'une équipe de prise en charge spécialisée, avec des moyens adaptés. Il ne faut pas que le sauveteur reste seul dans un contexte engageant le pronostic vital d'une victime, car ses moyens et son efficacité sont forcément limité. Un sauveteur confronté à une situation nécessitant le recours à un service d'urgence adapté avec les moyens d' informations nécessaires à son intervention après avoir observé la situation.    


Définition de l'Alerte


L'alerte est l'action qui consiste à informer un service d'urgence de la présence d'une ou plusieurs victimes affectées à une ou plusieurs détresses ainsi que la nature de l'assistance qui leur est apportée.


Dans le contexte, l'absence d'information d'un service d'urgence peut compromette la vie ou la santé d'une victime, malgré les premiers secours assurés par un sauveteur. Toute personne témoin d'une situation de détresse doit, après avoir protéger, alerter, les secours et pratiquer les gestes simples pouvant conserver la vie en attendant leur arrivée. Chacun peut être le premier maillon de la chaîne de secours.

Accident, Non Suivi de Feu, Intéressant un Véhicule Transportant des Matières Dangereuses.


La conduite à tenir en pareil cas fait l'objet des textes suivants :

- l'Instruction interministérielle du 5 septembre 1973 sur les mesures à prendre en cas d'accident mettant en
 cause des matières dangereuses (diffusée en décembre 1973 par le Service national de la Protection civile).
- l'Annexe "Hydrocarbures" au Plan O.R.S.E.C., qui fait l'objet des circulaires n° 531 du 7 décembre 1967
  et 68-47 du 2 février 1968 du Service national de la Protection Civile, auxquelles on se reportera également.

1. Risques.

Épandage des produits, incendie, explosion, asphyxie, intoxication, corrosion ;

Les mesures essentielles à prendre sont énumérées ci-dessous :

2.  Conduite à tenir.

a) En zone habitée :

- délimiter une zone dite "dangereuse" et y faire interdire toute circulation ;
- éloigner toute personne étrangère aux secours et faire évacuer les habitations et animaux ;
- éventuellement faire fermer les portes et fenêtres des immeubles ;
- éviter tout emploi des matériels susceptibles de produire des étincelles, une flamme, un échauffement ;
- essayer d'arrêter les fuites et de retenir les liquides qui se répandent (obstruction des bouches et regards
   d'égouts, endiguement des nappes liquides) ;
- procéder à la récupération des produits liquides ;
- effectuer éventuellement le transvasement du produit restant dans la citerne en prenant les précautions
   voulues selon le cas ;
- recouvrir les nappes de liquides inflammables d'une épaisse couche de mousse ; faire de même
  éventuellement sur le véhicule lui-même ;
- nettoyer la chaussée ;
- enlever les terres polluées ;
- contrôler en permanence l'état de l'atmosphère ;
- employer, s'il y a lieu, les appareils respiratoires isolants, voire les vêtements spéciaux de protection,
   pendant les opérations.

b) En agglomération :

- prendre en général les mêmes mesures que dans le cas précédent ;
  en outre, dans la zone concernée directement :
- faire évacuer les immeubles touchés ou menacées (et fermer portes et fenêtres) ;
- faire éteindre les foyers à flammes nues ;
- interdire la manœuvre de tout appareil électrique ;
- faire, sauf impossibilité vraiment totale, assurer la coupure du courant électrique d'un point extérieur à la
  zone dangereuse.

c) Envahissement des égouts :

- prévenir le service compétent ;
- prendre toutes précautions pour se préserver d'une explosion possible ;
- prendre les mesures adéquates pour tenter d'annihiler les effets du déversement du liquide considéré dans
   les canalisations.

   D'une manière générale, s'il s'agit de produits chimiques inhabituels ou mal connus, faire appel si possible aux techniciens de l'établissement d'où ils proviennent.

3.  Signalisation des matières dangereuses transportées.

  Tout véhicule citerne transportant des matières dangereuses (liquides en particulier), doit être pourvu, à l'avant comme à l'arrière, d'un panneau rectangulaire de 40 cm de largeur sur 30 de hauteur, de couleur
orange réfléchissante, coupé en deux, dans le sens de la largeur, par une barre noire de 15 mm de largeur.

Dans le demi-rectangle inférieur figure le numéro d'identification du produit en chiffres noirs ; dans le demi-rectangle supérieur un sigle d'identification du produit en chiffres noirs ; un sigle d'identification du danger présenté (lettre et chiffres noirs).

Dans le cas d'une citerne à plusieurs compartiments ou de plusieurs citernes disposées sur un même véhicule, chacune est est signalée par deux panneaux disposés de chaque côté, de façon que la lecture puisse être assurée quel que soit le côté par lequel on aborde le véhicule.

                                                                    
X 33
 1114

Les véhicules non citernes sont signalés par le panneau rectangulaire orange, sans bande centrale, et sans numéro.

a) Numéro d'identification de la matière.

Chaque matière non dangereuse répertoriée est désignée par un numéro d'identification conformément aux tables parues au J.O du 23 janvier 1975.


b) Sigle d'identification de danger.


Il se compose :


- éventuellement de la lettre X, placée à gauche, dans le demi-rectangle correspondant, et qui
  signifie que l'emploi de l'eau en cas d'incendie est absolument prohibé ;
- d'un nombre à deux ou trois chiffres, ainsi constitué, selon le code reproduit ci-après :

1° chiffre : indique la caractéristique principale du danger présenté par la matière transportée.
2° chiffre   (éventuellement) : autre danger secondaire supplémentaire.

Si un chiffre est doublé, cela signifie une gravité particulière du risque (sauf pour le 2 : 22 signifie gaz
réfrigéré).



N° Code


Danger principal

N° du Code

Danger secondaire

1
2
3
4
5

6
7
8



  Matière explosible.
  Gaz.
  Liquide inflammable
  Solide inflammable
  Matière  comburante          peroxyde   organique
 ou Matière toxique.
  Matière radioactive
  Matière corrosive

0
1
2
3

         6 
         7
8
9



  Absence de danger secondaire
  Explosion
  Émanation de gaz.
  Inflammabilité.
  Propriété comburantes.
  Toxicité.
   Radioactivité.
   corrosivité
   Danger de réaction violente   résultant de la décomposition spontanée ou de la polymérisation






Exemples.- Un liquide inflammable porte le n° 3 ; s'il est très inflammable les panneaux du véhicule
porteront le nombre 33.

31   :  indique un liquide inflammable avec risque d'explosion.
85   :  matière corrosive et comburante ;
20   :  gaz ni explosible, ni inflammable, ni toxique, ni corrosif ;
238 :  gaz inflammable corrosif ;
266 :  gaz très toxique.

         c)  Fiches de matières dangereuses ou fiches de sécurité.  

        Chaque matière dangereuse répertoriée fait l'objet d'une fiche de sécurité les fiches de sécurité relatives aux produits transportés doivent se trouver à bord des véhicules concernés. 

La fiche de sécurité  comporte :

 - au recto :

 .  le nom de la substance,
 .  le numéro d'identification de cette dernière,
 .  le numéro d'identification du danger,
 .  les dangers présentés par la matière et, éventuellement, l'interdiction d'employer de l'eau en cas d'incendie,
 .  les consignes générales à observer en cas d'accident,
 .  la conduite à tenir, en cas de fuite, d'incendie, ainsi que pour l'organisation des secours ;

- au verso :

    .  les numéros d'identification et les dénominations des autres produits présentant les mêmes dangers.   

d)  Les véhicules routiers transportant des matières dangereuses portent, en outre, des plaques, en forme de
     losange carré, sur lesquelles sont figurés les symboles de danger reproduits au tableau ci-dessus.

e)  Disposition des panneaux et plaques sur les véhicules routiers transportant des matières dangereuses.

f)   Signalisation des wagons.

La présence de matières dangereuses dans les wagons est signalée :
- par le panneau rectangulaire orange, avec numéro, mentionné en b)  ci-dessus,
- et par des "étiquettes de danger" comportant :
.  soit un symbole :
           - bombe : substances explosives, munitions, certains artifices,
           - flammes : matières inflammables,
           - cercle surmonté d'une flamme : matières comburants peroxydes, tête de mort : matières toxiques,
           - croix de Saint-André (seule ou sur épis de blé) : matières nocives,
           - métal et mains rouges : matières corrosives,
           - trèfle schématisé : matières radioactives,
           - bouteille de gaz : gaz inertes ;

soit une inscription :

-  artifices,
-  allumettes,
-   matières infecte ou putrescible.                              

lundi 9 juillet 2012

Véhicule d'Assistance Respiratoire (V.A.R).

A - Généralités.

Les feux modernes nécessitent, de plus en plus régulièrement, l'emploi systématique d'appareils respiratoires isolants en nombre important et l'armement réglementaire des engins se trouve généralement insuffisant pour faire face aux besoins d'une opération de quelque importance et de quelque durée.

Il faut donc pouvoir au niveau des Centres de secours importants ou au moins au plan départemental, disposer d'un renfort en appareils prêts à l'utilisation, en batteries d'air, comprimé de rechange, voire d'un compresseur d'air portable, qu'on peut amener sur les lieux;

Le véhicule d'assistance respiratoire a été conçu, à cet effet. Il s'agit d'un véhicule de petit tonnage (camionnette 1500 à 2000 kg), servi par un conducteur (et un chef de voiture si possible), dont l'armement peut être, par exemple le suivant :

a) Matériel d'exploration :

-1 chariot portant :
. 40 mètres de tuyaux de 20 mm ;
.    6 caissettes avec équipements individuels comprenant chacun :
.    1 masque ;
.    1 détendeur ;
.    10 mètres de tuyau de 10 mm ;
.     4 sondes pour injection d'air à des personnes ensevelies ;
.     6 appareils respiratoires isolants complets ;
.    12 batteries de rechange ;
.     4 appareils respiratoires isolants à circuit fermé Fenzy ;
.     2 coffrets de rechange pour Fenzy
.     1 liaison filiaire de 200 mètres.

          b)   Matériels divers :

- 4 inhalateurs d'oxygène complets ;
- 5 bouteilles d'oxygène de rechange ;
- 4 projecteurs portatifs ;
- 3 sangles de sauvetages ;
- 3 commandes ;
- 10 bâches ;
- 1 raccord intermédiaire pour rechargement des batteries d'air comprimé des appareils respiratoires isolants
     à partir de compresseurs mobiles.

          c) Un compresseur d'air mobile.

Appareil fixe ou mobile, de débit variable suivant le type, servant à la recharge des bouteilles d'air comprimé des appareils respiratoires isolants, indispensable à l'équipement des C.S ou l'emploi de ces derniers est fréquent, en reconnaissance en atmosphère toxique ou dans le domaine de la plongée.

Il existe de nombreux, modèles de compresseurs d'air, dont les débits peuvent varier de 3 à plusieurs dizaines de mètres cubes/heure sous des pressions de l'ordre de 200 à 250 bars. Se reporter aux notices du constructeur.

C - Manœuvre.

Si les moyens du V.A.R. doivent être employés, il faut d'abord utiliser les appareils et bouteilles d'air de réserve qu'il transporte.

On procède ensuite, au fur et à mesure des besoins, à la recharge des batteries vidées, (il faut en effet considérer que la cadence de recharge n'est que de l'ordre de 2 batteries en 15 minutes).

Le compresseur doit être disposé à une certaine distance du lieu du sinistre, en un endroit à l'abri de la fumée dégagée par le foyer et où l'air n'est pas pollué par des dégagements de gaz d'échappement de véhicules.

Il est préférable de descendre le compresseur du V.A.R et d'employer ce dernier à des rotations pour transporter alternativement les batteries rechargées et celles qu'il faut réapprovisionner.

Éventuellement même, en cas de nécessité, des rotations peuvent être faites entre le lieu du sinistre et un C.S. pourvu d'un compresseur fixe.

La manipulation des bouteilles doit être faite avec précautions, en évitant en particulier les chocs pour les robinets et entretoises des batteries.



dimanche 8 juillet 2012

Feux de Matières plastiques

       
Ces feux se caractérisent par le dégagement d'une épaisse fumée et de gaz de combustion très agressifs qui peuvent provoquer de graves intoxications.

          La conduite à tenir peut se résumer ainsi :

- essayer, en se renseignant si possible auprès de personnes compétentes de l'établissement sinistré, de  connaître au plus tôt la nature des matières plastiques embrasées ou présentes dans l'incendie ;

- pour l'extinction, employer de l'eau, de préférence diffusée, tout en s'inquiétant de savoir si des liquides
  inflammables à bas point d'éclair ne se trouvent pas concernés, les lances à mousse ayant alors leur rôle à
  jouer ; la mousse à bas ou moyen foisonnement est également très efficace sur les feux de matières
  plastiques en masses ;

- ventiler énergiquement dans toute la mesure du possible ;

- utiliser, dès le début de l'action, les appareils respiratoires isolants; Prévoir immédiatement une réserve de
  batteries de rechange et un compresseur. Demander, si possible, un médecin.

- ne pas oublier qu'on rencontre souvent des matières plastiques sous forme de poudre dont la dispersion
   brutale peut être susceptible de provoquer des explosions ; Il en est de même des particules et poussières
   sèches résultant de la manipulation ou du travail sur des matières plastiques.

lundi 2 juillet 2012

Hydro-éjecteur.

Cet appareil offre deux possibilités d'emploi :

a) épuisement de volumes d'eau, limités, dans un sous-sol par exemple ("Matériel de protection") jusqu'à 10 m de hauteur restante) ;

Les deux modèles fonctionnent avec un débit à la pompe de 30 m3/h, sous une pression de 15 bars.

Mode d'emploi :

- engager le hérisson, raccordé au tuyau d'alimentation, dans la canalisation obstruée :
- monter la pression à 15 bars ; l'eau sortant par les orifices de propulsion des ailettes fait avancer l'appareil,
   dont la progression doit être aidée en poussant le tuyau d'alimentation dans le regard d'accès à la
   canalisation ;
- tant que la progression a lieu normalement, maintenir la pression ;
- si elle arrête, ramener la pression à 5 bars ; la soupape tarée s'ouvre alors et libère le jet de pointe de
   l'appareil, qui désagrège les matériaux obstruant la conduite et qui sont refoulés vers l'arrière par
   les jets issus des ailettes ;
-  remettre la pression à 15 bars. Si la progression ne reprend pas, revenir à 5 bars; et ainsi de suite jusqu'à
   ce que la conduite soit débouchée, ou recommencer l'opération par l'autre extrémité de la canalisation.

Nota :

- Faire de larges boucles avec les tuyaux qui travaillent à pression élevée.
- Prendre garde à la détérioration du tuyau d'alimentation qui frotte sur les arêtes vives du regard d'accès à
   la canalisation.

Entretien-vérification :

- Après chaque utilisation ;
.  démonter et nettoyer l'ogive ; huiler légèrement avant montage ;
.  rincer et nettoyer le tuyau d'alimentation ;
- Périodiquement, manœuvrer l'appareil afin de vérifier le bon fonctionnement de la soupape tarée ; si elle
   ne s'ouvre pas à 5 bars, dévisser l'ogive et nettoyer le dispositif intérieur actionnant la soupape.

Echelle à Coulisse à deux plans..

Les échelles à coulisse deux plans servent à faire des attaques de feu ou des sauvetages aux premiers et deuxième étage et à atteindre des toitures peu élevés.

Description

Le deuxième plan est un peu plus étroit que le premier montant munis de bande glissement, portant à leur base des guides qui glissent dans des coulisses pratiquées dans les montants du premier plan. Le premier plan porte à son sommet des guides de plan avec galets, l'échelle est développée au moyen d'une corde reliée à la partie inférieure du deuxième plan et passant dans la poulie fixée à la partie supérieure du premier plan et dans la poulie de la barre d'accouplement des parachutes. Ces derniers peuvent être amenés sous un des échelons du deuxième plan. Ils maintiennent l'échelle déployée.

Nomenclature

Les montants avec leurs guides ou coulisses, leurs bandes de glissement ou leurs guides de plans avec galets, les échelons, les sabots, les griffes, la cordes à poulie, les parachutes avec leur poulie.


Caractéristiques (échelles à coulisse dites "grand modèle") :

- hauteur de l'échelle déployée : 8, 20 m ;
- hauteur de l'échelle reployée : 4,50 m ;
- poids de l'échelle : 37,500 kg (modèle en bois) ;
- largeur de l'échelle : 0,45 m ;
- nombre d'échelons par plan : 15.

L'échelle développée et appuyée peut supporter deux hommes sur le deuxième plan. L'échelle ne peut être employée horizontalement que non développée ; elle peut alors supporter deux hommes.

Dans le cas ou l'on aurait besoin de deux échelles simple, on pourrait dédoubler l'échelle à coulisse.

jeudi 28 juin 2012

Permanence des Secours - Relèves

7.1 - Permanence   des   Secours

7.11 - Couverture d'un secteur démuni de Secours.

              Si une zone importante risque de rester longtemps démunie de secours, le commandant de groupement ou le colonel de garde selon le cas, envoie un ou des engins en remplacement dans certains centres de secours de la zone intéressée, de façon à maintenir un équilibre de moyen de première intervention.

              La compagnie qui bénéficie momentanément d'une telle mesure, doit mettre à la disposition du chef de garde venu en remplacement, un gradé connaissant bien le secteur et muni des plans s'y rapportant.

7.12 - Disponibilité des engins.

7.121 -  Lorsqu'un engin doit, après une intervention, être remis en état opérationnel (hygiène des personnels, recomplèments, pleins, remplacements..), les opérations nécessaires sont accomplis dès le retour au centre de secours et dans les délais les plus brefs.

              Si l'engin doit être placé en situation d'indisponibilité, il appartient au chef de garde d'en prendre la décision. Dans le cas, la remise en service, doit intervenir immédiatement après la fin des diverses opérations. Le groupement et les centres de secours reliés sont informés de tous les changements de situation.

7.122 -   Tout engin muni d'un appareil de radio, qui quitte le lieu d'une intervention et qui est en état opérationnel doit, sans délais être annoncé "disponible" par le chef d'agrès. Celui-ci envoie au BCOT sur son canal d'origine dans la forme simple ."Tel engin, disponible". Ce message est également noté par le stationnaire au C.S d'appartenance.

              Un engin se trouvant dans une telle situation peut recevoir par radio un ordre d'intervention en cours de trajet, selon la position géographique de la nouvelle adresse par rapport à son itinéraire.

Relève

               Les détachements  envoyés sur les lieux d'une intervention son renvoyés dès qu'ils sont devenus disponibles ou relevés dès que le directeur des secours le juge nécessaire.

               Cette règle est impérative en ce qui concerne les premiers secours), le maintien sur les lieux d'une intervention d'un P.S ne peut être justifié que par l'emploi de l'engin et en aucun cas par l'utilisation prolongée du personnel pour tout autre tâche.

                Dans le cas de déblai important prévisible, les personnels nécessaires sont demandés assez tôt (au moins deux heures à l'avance) pour qu'ils puissent être sur les lieux dans les délais souhaités.

                Le directeur des secours doit tenir compte de la fatigue du personnel, du travail restant à faire, de la rigueur, de la température, des intempéries et de l'heure des repas.

                Les relèves sont faites, en principe, toutes les cinq heures de jour et quatre heures de nuit, par des détachements constitués conformément au chapitre 3, alinéa 3.22 de la première partie du titre 1.

                 La relève des officiers et chefs de secteurs précède d'une heure et celle du personnel, de manière à permettre les reconnaissances et faciliter la prise en compte du matériel en place et le transport de ceux qui sont relevés.

mercredi 27 juin 2012

Ndiaganiao une entité sociaux-culturelle


                                          

I - Présentation :


L’origine de NDIAGANIAO, appellation déformée de « Djafiaw » fait l’objet de plusieurs versions.
La première attribue l’origine du nom à l’incompréhension qui aurait eu lieu entre un habitant de la localité et un étranger qui s’y rendait. Ce dernier, en guise de salutation, lui aurait dit : « Comment allez-vous » ? et son interlocuteur de répondre : « A jiga A ñaaw », c’est-à-dire, « Il a des haricots », et à la suite d’un phénomène de contraction qui est une caractéristique majeure du Sérère de Ndiaganio, « A jiga a ñaaw » serait devenu « jañaaw ».

Quant à la seconde version, c’est la mare appelée « Nê-Djañaw » qui aurait donné son nom à la localité. Selon cette version, un chasseur en provenance de la proche localité de MBadane se serait installé aux abords de cette mare giboyeuse. Au fil du temps, le grand gibier s’était raréfié, mais notre chasseur avait trouvé un stratagème consistant à cultiver des haricots pour attirer le petit gibier, particulièrement les lapins qui en sont friands. Par la suite, il s’est adonné à la culture des haricots et l’endroit fut appelé « Nê-Djañaw », c’est à dire la mare aux haricots : telles sont les deux principales versions mais il en existe d’autres dues à l’imprécision de la tradition orale.

Cependant, nous avons remarqué que toutes font référence au vocable « fiaaw » c’est-à-dire « haricot » et que c’est cette plante herbacée qui aurait donné son nom à l’actuelle communauté rurale de Ndiaganio située à l’ouest de Fissel et limitée :

- au Nord par la communauté rurale de Ngoundiane (Thieneba-Thias) ;
- au Sud par l’arrondissement de Thiadiaye ;
- à l’Est par la communauté rurale de Fissel ;
- à l’Ouest par les arrondissements de Tassette et Nguekokh.

La Communauté rurale de Ndiaganiao a pour département Mbour et pour région Thiès. Elle couvre une superficie de 375,24 km2, répartie entre les deux grandes entitées qui la constituent, à savoir : Sandock
(13 villages),  fondé par une personne de ce nom et Ndiaganiao (24 villages). Il est à noter que celles-ci sont purement formelles car les familles qui y vivent sont parentes et entretiennent, par conséquent, des relations très étroites.


Sur le plan Historique


La communauté rurale de Ndiaganiao était un territoire neutre gouverné par des Lamanes, c’est-à-dire, des propriétaires terriens. Elle ne relevait ni du Damel du Kayor, ni du Teigne du Baol, ni du Bour Sine. Les razzias des princes du Nord et les intimidations de toutes sortes n’avaient point réussi à entamer sa foi en la liberté. C’est ce qui lui a valu d’être le symbole du refus de l’oppression aux yeux des royautés qui la convoitaient et avec lesquelles elle n’a jamais voulu pactiser. Par ailleurs, notre localité a eu un rôle important à jouer au temps colonial en tant que canton et point de traite.

A l’instar des autres sociétés africaines au Sud du Sahara, la civilisation traditionnelle véhicule encore, dans la communauté rurale de Ndiaganiao, un mode d’être qui postule la solidarité interne du groupe et la primauté de celui-ci sur l’individu.

Notre organisation socio-économique traditionnelle est fortement dépendante de cette vision du monde comme l’atteste le « Kholomak » c’est-à-dire « champ collectif » destiné à la subsistance de l’ensemble des membres d’une famille.


La vie culturelle


Nos plus grandes manifestations culturelles demeurent la circoncision, les funérailles et le « Miss ».
Par le biais de la circoncision, le novice apprend, non seulement les comportements, les techniques et les institutions des adultes, mais aussi les mythes et les traditions sacrées de la collectivité. Il apprend surtout les rapports mystiques entre la collectivité et les êtres surnaturels tels qu’ils ont été établis dans les temps mystiques. Donc, par l’initiation, on dépasse le mode naturel, celui de l’enfance, et on accède au mode culturel. Ce qui explique l’importance que lui accordent les communautés qui la pratiquent.

 Il faut noter avec Mircéa Eliade, que l’initiation permet à la communauté tout entière d’être religieusement regénérée, car les rites initiatiques ne sont rien d’autres « que la répétition des opérations effectuées dans les temps mystiques par les êtres surnaturels ».

On pourrait dire par ailleurs, que les initiations de puberté peuvent être interprétées comme une mort suivie d’une résurrection symbolique dans la mesure où elles effectuent la promotion de l’adolescent à l’état de membre responsable de la communauté. Parallèlement aux rites initiatiques mâles, il existe des rites initiatiques pour les femmes appelés « Mbok ».

Dans cette société dont la conception du monde est profondément dualiste, on ne peut concevoir la vie sans la mort et les rites de puberté sans les funérailles, qui constituent une occasion pour elle de rappeler les principes fondamentaux qui la régissent et de montrer sa conception originale de la mort.

En effet cette société conçoit plusieurs niveaux d’existence. C’est ainsi que le mort quittera la communauté des vivants pour rejoindre celle des morts symbolisée par « le Dianif » dans la vision de monde Sérère, et où il pourra jouer un rôle bienfaisant ou malfaisant selon qu’il a été bon ou mauvais de son vivant. Ainsi, il de­viendra un ancêtre protecteur ou maléfique.

Mais toujours est-il que « nos morts ne sont pas morts » pour paraphraser Birago Diop. Ils ont une existence qui leur est propre et participent, à partir de leur niveau d’existence, à la société des vivants. Ils peuvent faire aussi l’objet d’adoration comme en attestent les « Pangols » ou ancêtres protecteurs.
Chaque famille a les siens dont elle sollicite la bénédiction dans les périodes de difficultés, ont vient « rendre grâce » dès les premières récoltes.

Enfin, la manifestation culturelle appelée « Miss », a régulièrement lieu chaque année à l’approche de l’hivernage. Elle est présidée par un « Saltick » doué d’un pouvoir occulte comparable à celui du prêtre de l’Egypte pharaonique. Sa fonction est héréditaire.

Il faut noter également que la naissance joue un rôle important dans cette collectivité. Le rite qui s’y rattache et qui s’appelle : « Bo hot » est une sorte de présentation « urbi et orbi » du nouveau-né dont le nombre magique que lui attribue la collectivité. C’est ainsi que le nombre 4 caractérise les garçons, 3 les filles et 7 les jumeaux.

Les aspects de notre culture sont ainsi liés à des domaines comme celui des masques. A ce sujet, l’anthropologie distingue essentiellement trois grandes rubriques en fonction de l’objet auquel renvoie le masque lequel peut-être un être humain, un animal ou un objet neutre. Le masque sera ainsi appelé anthropomorphe selon qu’il se réfère à l’être humain, zoomorphe, selon qu’il évoque une figure animale ou amorphe, selon qu’il ne renvoie ni à l’être humain, ni à l’animal.
Cette dernière catégorie caractérise les masques utilisés dans la communauté rurale de Ndiaganiao pendant les cérémonies d’initiation.

Du point de vue de la simple définition, le masque est un faux visage destiné, parfois, à tromper sur la véritable identité de son porteur. C’est donc un objet de matière rigide dont on couvre le visage pour transformer son aspect naturel.


On distingue plusieurs types de masque :

- les masques de feuille et de vannerie
- les masques limités à la face
- les masques heaumes
- les masques à lame
- les masques surmontés
- enfin, les dessus de masques

Mais dans cette typologie, une seule catégorie de masques est utilisée par la communauté rurale de Ndiaganiao pendant les cérémonies initiatiques mâles. Il s’agit du masque heaume qui, comme le nom l’indique couvre entièrement la tête du porteur. De ces masques on peut dire qu’ils sont de véritables sculptures tridimentionnelles. Ils présentent les 3 variantes que sont les « Mbott », le « Bour Sa’mbad » et le « tialid ».

Ces masques d’un même type n’ont pas la même fonction mais participent à l’accomplissement d’une cérémonie rituelle.

Le « MBOT » c’est un grand masque très élaboré. Les graines de « M’borgol » collées les unes à la suite des autres lui donnent sa couleur sanguine dans laquelle viennent s’incruster des miroirs. Sur certains, on note l’existence de sculptures, mais sur tous, des plumes délimitent leur forme pyramidale donnant ainsi à l’ensemble son aspect d’œuvre d’art stylisée. C’est un masque pour les réjouissances populaires au cours des cérémonies initiatiques. C’est pourquoi il est porté par un danseur de talent qui fait partie de la famille des « M’boh ». A ce sujet, il est à noter qu’il existe plusieurs groupes aux fonctions diverses et qui, en fait, ne sont que la représentation miniaturisée d’une société africaine fortement hiérarchisée, dans laquelle le patriarche joue un rôle prépondérant.

Il y a aussi les « madj » qui accompagnent le « Mboh » quand il danse, et qui sont identifiables par les sonnailles qu’ils portent. Ils sont aussi chargés de l’organisation interne du « Ndut », c’est-à-dire des rites initiatiques. On note aussi l’existence de « foulani », de « Tolé » ou mouchards etc...

Par le truchement des cérémonies de circoncision, certains types sociaux sont représentés avec leur défaut plutôt qu’avec leur qualité dans le cadre du rite, parce que la purification communautaire que suppose le rite ne peut se concevoir sans la dénonciation de certains travers qui constituent un obstacle à son accomplissement.


Pour en revenir au « Mbot », disons qu’il constitue une note de gaieté dans cette gamme austère qu’est le rite initiatique, la sortie du « Mbot » est liée au décès d’un initié âgé, en somme d’un grand initié.

Quant au « Bour Sambad », c’est un masque grimaçant particulièrement destiné aux enfants. On pourrait même dire que c’est leur masque.
 Il est porté par un comédien dont le rôle, comme son nom l’indique, est de divertir un public juvénile. Le « Mbot » et le « Bour Sambad » accréditent l’idée que l’art africain est plutôt fonctionnel que contemplatif.

S’agissant du « Tialid », c’est un masque étroitement lié au rite initiatique. Le port et la sortie de ce masque sont réglementés. Notons que la sortie du « Mbot » l’est aussi parce qu’il ne sort que pendant la période d’initiation quand il y a « Ndiangal », c’est­-à-dire après que le « Ndut » ait été gratifié d’un bœuf. Sa sortie peut-être interprétée comme un signe de remerciement. C’est un masque qui suscite la peur et qui obéit à une règlementation beaucoup plus stricte que celle du « Mbot ». Les « Tialid » portés par les néophytes sont reliés sur les chaînettes en bois qui traduisent la cohésion interne du groupe par rapport auquel l’individu n’a pas de sens.

La cosmologie négro-africaine conçoit la nature comme une sorte de champ magnétique où l’on puise la force, c’est-à-dire qu’une énergie unique l’anime à des degrés plus ou moins forts et c’est cette même énergie qui répond à nos angoisses, à nos désirs et à nos espérances. A partir de ce moment, le problème essentiel pour chaque communauté consiste à capter ses forces éparses et à former avec elles un noyau de réalité plus dense.

Le but du masque, dès lors, est de participer à une sur-réalité qui sous-tend l’univers, agissant ainsi en support visible des choses invisibles.
Dès lors, il est évident que, coupés de leur contexte, ils perdent toute intelligibilité. A ce propos André

Malraux disait que « c’est le musée qui contraint le crucifix à devenir une sculpture. Par conséquent dans leur contexte originel, les masques permettent de capter et de transmettre une force dans le collectif dans la mesure où ils donnent l’occasion à une action collective où s’affirme, par une participation totale, la cohésion interne et religieuse d’un groupe. Par ailleurs, il faut préciser que le fabricant de masques ne cherche pas à imiter une apparence sensible, mais à donner une force visible à une présence invisible ».
C’est pourquoi les masques font abstraction de toute ressemblance physique et visent à évoquer la puissance de l’ancêtre au moyen d’un agencement rythmique des volumes.

Donc l’apparence importe peu ; ce qui importe c’est de créer une réalité qui suscite une puissance. Le masque est utilisé à des intervalles réguliers (4 ans dans la communauté Sérère de Ndiaganiao et à l’occasion de rites initiatiques) pour la réaffirmation de la vérité et de la présence des mythes dans la vie quotidienne. Les cérémonies qui justifient l’opposition du masque cherchent au fond à régénérer le temps et l’espace, ce qui est une certaine façon de soustraire l’homme et les valeurs dont il est dépositaire à la dégradation qui atteint toute chose dans les temps historiques. Les cérémonies ont aussi une dimension cathartique en ce sens qu’il s’agit de prendre conscience de sa place dans l’univers, de voir la vie et la mort inscrites dans un drame collectif qui leur donne un sens. La diversité d’apparence des masques s’explique par la diversité de l’énergie éparse qu’il faut recueillir. C’est parce qu’une totalité se manifeste sous des formes différentes que l’on assiste à une variation dans les thèmes utilisés. L’effet du masque vient de la puissance de l’être figuré et de l’action du ballet rituel.

A l’opposé des grandes manifestations rituelles précédemment décrites, la communauté de Ndiaganiao a un registre chorégraphique extrêmement varié.
Ainsi nous avons :

- le « Gadio », c’est une danse réservée aux adultes ;
- le « Beyid », ce sont des mortiers qui font fonction de tam-tam ;
- le « Panthie », des citrouilles évidées servent de tam-tam. C’est une danse réservée aux jeunes initiés ;
- le « Dakhe », réservé uniquement aux bergers et aux jeunes initiés ;
- le « discours », c’était une danse réservée aux jeunes garçons et jeunes filles nubiles. Quand une jeune fille dansait, son prétendant la rejoignait au milieu du cercle pour lui remettre sa casquette coloniale en guise de déclaration d’amour. Le discours a surtout été popularisé par la chanson qui disait « discours la non khon "wanowa badero ten " ; c’est-­à-dire « le discours des morts est inacessible aux vivants » :
- le « Daw ra bin », cette danse nécessitant beaucoup de tam-tam est surtout pratiquée par la petite communauté Ouolof de Ndiaganiao ;
- Le « raafi » c’est une danse funéraire exécutée lors du décès d’une personne du sexe féminin.
- Le « woong » c’est une danse préeinitiatique pour les garçons tandis que le « Mbouloum » est réservé aux jeunes filles qui pour la circonstance se tatouent les lèvres.

La communauté de Ndiaganiao qui est constituée dans sa quasi-totalité d’une population Sérère, est une communauté bien organisée, riche au point de vue culturelle et fidèle à ses traditions. Cependant cette fidélité ne signifie nullement le repli orgueilleux sur elle-même. Ndiaganiao bien que spécifique même dans le Diéguème, groupe Sérère dans lequel il est classé, cherche par toutes les voies et tous les moyens à participer à l’unité du peuple Sérère.

 

 II -  LA  LANGUE  SERERE  A  NDIAGANIAO


La situation géographique de Ndiaganiao et l’histoire du son peuplement lié en partie aux mouvements de populations du 19e siècle, ne sont pas sans influence sur la langue.
Les derniers groupes du peuplement de Ndiaganiao seraient arrivés par plusieurs flux de migration venus du Baol, du Sine et des autres régions en­vironnantes, à la recherche de terres de culture.

D’ailleurs, d’après le Père Gravrand, les Sérères de Ndiaganiao auraient une certaine parenté avec les Sérères Safen ; c’est-à-dire que certains viennent aussi du pays Safen.


Tout ceci laisse apparaître le Sérére de Ndiaganiao comme un peu coloré de quelques mots et expressions des autres variétés Sérères, wolof et même français.
Ces mots et expressions dont la plupart sont d’un emprunt assez ancien font aujourd’hui, à part entière, partie du vocabulaire local. Ces mots et expressions trouvent dans la langue et le langage du milieu une signification profonde qui fait parfois douter de leur non authenticité. Cependant, cette langue jusqu’à nos jours, est parlée par la quasi totalité de la population quelle que soit l’appartenance ethnique.

Le Sérère de Ndiaganiao, quoique assez différent du Sérère Sine par son accent et même souvent par son vocabulaire, rejoint ce dernier dans la poé­sie, surtout le chant ; et on dit à Ndiaganiao même : « o tiaftaw a guimang rek a lack » c’est-à-dire que « l’habitant de Ndiaganiao dès qu’il chante, il change de parler ». Et d’ailleurs le Sérère de Ndiaganiao appartenant au point de vue linguistique à la grande entité que constitue le Jéguème, se dit Sérère Sine lorsqu’en ville par exemple il est appelé à décliner son identité linguistique sans grande précision.

Tout cela pour dire combien le Sérère de Ndiaganiao est ouvert et conscient de la nécessité d’unité dans la grande famille Sérère  à laquelle il appartient.

Car le phénomène qui consiste à toujours voir les autres comme différent de soi, étranger à soi mais surtout comme inférieur à soi peut, et l’a peut-être déjà fait, porter un coup fatal à la survie de notre ethnie.
Dans le peuple Sérère, la diversité ne doit plus signifier pour nous aujourd’hui la confrontation, l’antagonisme mais un appel à l’unité car tous et chacun à la fois, nous avons besoin les uns des autres pour que notre dignité nous soit reconnue et accordée.

Si entre nous, tous Sérères, il y a « l’apartheid », je me demande pourquoi se lamenterait-on sur la discrimination qui existe dans le monde entre Blancs et Noirs. Ne soyons pas prétentieux, l’unité du monde dépend de l’unité dans la famille et les Sérères, quelle que soit leur appartenance linguistique ou régionale, forment une seule et même famille qui, transcendant sa diversité interne, en deviendra riche et complète.

Concernant le phénomène de la déperdition de la langue, fait qui est réel et que les dernières statistiques ont révélé, un fait est à noter à Ndiaganiao et n’est certainement pas commun à tous les milieux Séréres.

A Ndiaganiao, hormis quelques brebis galeuses qui, par un complexe d’infériorité mal fondé, le phénomène se trouve étouffé. En effet, à Ndiaganiao, c’est la classe intellectuelle qui constitue le principal bouclier de la langue Sérère. C’est ainsi qu’on peut noter le rôle actif que des membres de cette classe intellectuelle Ndiaganioise ont joué dans la naissance le 16 février 1991 du Mouvement pour le Développement de la langue et de la culture Sérère au niveau de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Ce mouvement s’adapte à tous les milieux non pas universitaires et intellectuels seulement, mais aussi ruraux.

Il regroupe en son sein toutes les catégories Sérères et vise à promouvoir la langue Sérère dans son ensemble et à revaloriser la culture Sérère qui, tout compte fait, malgré la diversité linguistique, se résume en une seule.

Dans la conception générale de la communauté Sérère de Ndiaganiao aujourd’hui, plus particulièrement pour la classe intellectuelle qui en occupe un pourcentage très important, être Sérère aujourd’hui ne signifie pas seulement le dire, mais le parler, être conscient du danger qui nous guette, reconnaître son identité et en être fier.

Ndiaganiao, une entité socio-culturelle et même linguistique dans le Diéguème, ne se veut pas un élément isolé, mais frère d’une multitude de frères dans un peuple Sérère vivant, digne et fier. Car la civilisation africaine n’existera pas pour nous si la culture Sérère Ndiaganiaoise n’existe pas ou bien si celle-ci refuse d’être au « Rendez-vous du donner et du recevoir », pour répéter Léopold Sédar Senghor.

mardi 26 juin 2012

Les Echelles Pivotantes Semi-Automatiques de 24 m. (E.P.S.A.).

Elles comportent un "parc à échelles" à quatre plans, dont le premier est fixé à un berceau de dressage, monté sur une tourelle pivotante, elle-même placée sur un châssis automobile dont la stabilité en cours de manœuvre est assurée par quatre vérins, disposés de part et d'autre du pont arrière, et un dispositif de blocage des ressorts arrière.

Le mouvement de "dresser" l'échelle et le  pivotement de la tourelle sont assuré manuellement au moyen de manivelles. Le développement et le reploiement des plans le sont au moyen d'un moteur auxiliaire. Cependant, les commandes automatiques sont doublées de commandes manuelles.

Pour la mise en œuvre et l'entretien de ces échelles, se reporter aux notices techniques des constructeurs.

Poids total de l'ordre de 7 tonnes.

mercredi 20 juin 2012

Sauvetage dans les Puits, Fosses, Excavations.


La manœuvre est exécutée par un gradé sauveteur et une équipe de trois hommes.

Il y a deux cas à considérer, selon que l’air est respirable ou non.

1.       Excavation dont l’air est respirable.

      Matériel :
-      
- 2 cordages, 2 sangles, 1 commande.
-      
  --  Au  besoin : gaffe, grappin, échelle, lampe électrique, etc.



Gradé Sauveteur


Chef d’équipe et Sous-chef

Servant

Fait un nœud de chaise à sa
mesure, s’y place et se fait
descendre.

Tient dans sa main un   cordage  muni de sangle que laisse filer le servant.
Commande « Halte ! » pour arrêter la descente.

S’il veut se faire descendre, il prévient ou agite le cordage. Demande les appareils qui lui sont nécessaires.

Amarre avec la sangle la personne à sauver et crie « Hissez ! ».
Se fait hisser.














Le chef déroule un cordage que le sous- chef place en retrait.

Ils descendent le sauveteur dans un nœud de chaise.




Le sous-chef amarre solidement le cordage s’il y a lieu.





Le chef dirige la montée « ho hisse ». Le sous-chef aidé du servant, monte la victime.
Le chef aide au besoin en tirant sur le cordage en retrait.
Déroule un cordage et le place en retrait.


Fait filer ce cordage muni d’une sangle.






Descend avec une commande les appareils que le sauveteur réclame.


Aidé du sous-chef, il monte la victime puis le sauveteur.

2.  Excavation dont l'air est irrespirable (puits, fosses d'aisances, égouts, etc.).

Matériel :

Comme dans le premier cas plus un appareil respiratoire, quelquefois même un ventilateur qui est installé par le personnel chargé de la mise en œuvre de ce matériel.

Le gradé sauveteur se place d'abord dans un nœud de chaise. Il convient des signaux pour se faire descendre les appareils qui lui seront nécessaires (gaffes, grappin, lampe électrique, échelle, etc.). Il  met ensuite l'appareil respiratoire et l'opération s'exécute comme dans le cas précédent.

Il donne des signaux suivant avec la corne :

- pour faire arrêter la descente : 1 coup ;
- pour monter la personne : 2 coups ;
- pour se faire remonter la personne : 2 autres coup ;
- s'il a besoin de se faire remonter pour une autre cause ; plusieurs coups précipités.

Observations :

1.  La chèvre peut également être utilisée en faisant passer un cordage dans la poulie simple accrochée à  l'anneau de suspension et en se conformant à la manœuvre spéciale de cet engin.

On peut également employer toute autre sorte de treuil (treuil tripode, treuil d'engin d'incendie, camion-grue, etc.).

2. Pour les précautions à prendre dans certains cas particuliers, se reporter au présent règlement (manœuvre des appareils et sauvetage de personnes dans les excavations).